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Le CNDH expose ses recommandations sur l’effectivité du droit à la santé au colloque international sur « La protection sociale : un chantier de règne »

Le Secrétaire général du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), M.Mounir Bensalah, a participé au colloque international sur le thème : « la protection sociale : un chantier de règne », organisé les 26 et 27 juillet 2022 à Sekhirat.

Ce colloque, se voulait  un espace de débats ouverts, de réflexion, d'échanges et de regards croisés visant à formuler des propositions pratiques pouvant contribuer à la réussite de la mise en œuvre de la réforme de la protection sociale au Maroc.

Dans ce cadre, M. Mounir Bensalah a focalisé son intervention, présentée au 4ème panel intitulé « la protection sociale : quels leviers d’accompagnement», sur les recommandations préconisées par le CNDH dans son rapport thématique sur « l'effectivité du droit à la santé : défis, enjeux et voies de renforcement». Il a ainsi mis en exergue les cinq pistes mises en avant pour renforcer l'effectivité de l'accès au droit à la santé, en tant que droit inclusif, selon une approche intégrée et multisectorielle fondée sur les droits de l'Homme afin de généraliser l'accès de tous les citoyens au «système de protection sociale ».

Dans ce cadre, Mr Bensalah a réitéré l’importance de l’adoption d’une nouvelle approche selon les déterminants du droit à la santé sous l’angle juridique, institutionnel et socio-économique, de même qu’il propose des bases fondamentales pour l’élaboration d’une stratégie nationale de santé axée sur le rôle de l’Etat social et dépassant l’approche sectorielle, selon une approche de droit à la santé au lieu d’une approche de besoins.

Dans la même optique, le Secrétaire général du CNDH a souligné que le droit à la santé englobe un grand nombre de facteurs déterminants pour la santé qui peuvent aider à mener une vie saine, tels que : l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement ; l’alimentation saine; l’alimentation suffisante et un logement décent; des conditions de travail et environnementales saines; l’éducation à la santé et la diffusion d’informations et l’égalité entre les sexes ».

« Sur 30 ans gagnés en espérance de vie au siècle dernier, huit  sont le fruit des systèmes de santé, 22 ans grâce aux facteurs déterminants pour la santé » a-t-il dit.

Pour y parvenir, le CNDH recommande d'augmenter le budget alloué au ministère de la Santé par rapport au budget général de l'Etat afin de répondre aux normes de l'OMS qui préconise un pourcentage de 12% et d'accroître les dépenses de santé par habitant de 170 USD en 2016 à 419 USD en 2030,tout en réduisant de plus de la moitié les dépenses des ménages. Le CNDH préconise ainsi de traiter le secteur de la santé comme un secteur d’investissement qui serait à même de renforcer la souveraineté nationale.

Le CNDH a insisté aussi sur l’importance de renforcer la gouvernance du secteur de la santé par le développement et la concrétisation de la régionalisation avancée dans ce secteur, le renforcement de l'industrie pharmaceutique nationale, la digitalisation (Robotisation, …) du système de la santé. IL préconise aussi la mise à niveau du  secteur public pour le rendre plus attractif et plus compétitif, et du secteur privé en tant qu’acteur responsable, partenaire, investisseur, bénéficiant, ainsi que la  valorisation des ressources humaines par la mise en place d’une fonction publique de la santé plus attractive, etc.

Sur le plan de l’approche préventive, M. Bensalah a réitéré l’importance d’engager une refonte du système national de santé en plaçant les soins de santé primaires au cœur de ce système comme le moyen le mieux qualifié et le plus efficace, de s’appuyer sur un parcours de soins adapté aux besoins de chaque citoyen (choisir du médecin traitant)  etprendre en considération la santé mentale dans son sens large, etc.

Sur le plan de la généralisation de l’assurance maladie, le CNDH préconise la réforme des systèmes d’assurance maladie de manière intégrée et inclusive, dans le cadre de la mise en place de la protection sociale en cours, et l’adoption d’un système de consultation adéquat destiné à la population à revenu limité. Dans ce domaine, il recommande aussi d’encourager l’accès aux médicaments génériques, de développer et publier les protocoles thérapeutiques, d’améliorer l'attractivité de l'hôpital public pour créer une concurrence au profit du patient  et de renforcer les programmes de prévention, de diagnostic précoce et de soins primaires pour le tiers-payant.

Il convient de rappeler que ce panel a été marqué par la participation de M.. Ahmed Rahhou, modérateur, président du conseil de la concurrence, Mme Ghita Mezzour, Ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l'Administration,  M. Chakib Alj, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM),  M.Miloudi Moukharik, Secrétaire général de l'Union marocaine du travail (UMT),  M. Abdellatif Mazouz, président du Conseil de la Région Casablanca-Settat; Mme AnushBezhanyan, responsable de l’unité Protection sociale et emploi de la Banque mondiale pour la région MENA et Mr. Koen Vleminckx,, directeur de recherche au service public fédéral belge de la sécurité sociale.

Ce colloque a été organisé conjointement par l’Association des Membres de l’Inspection générale des Finances (AMIF) et le ministère de l’Economie et des Finances sur le thème : « la protection sociale : un chantier de règne »